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Les presentations de mesures d’urgences des lignes aeriennes, ennuyeuses a mourir

Les lignes aériennes se doivent de rendre leurs assommantes présentations de mesures d'urgence avant les vols et leurs minables dépliants de préparatifs d'urgence beaucoup plus agréables pour les passagers.


Les lignes aériennes se doivent de rendre leurs assommantes présentations de mesures d’urgence avant les vols et leurs minables dépliants de préparatifs d’urgence beaucoup plus agréables pour les passagers. Par David Menzies, mai-juin 2008

Peut-être était-ce parce que je venais de visionner le film sur le désastre du Poséidon avant mon vol transatlantique que je décidai – pour la toute première fois de ma vie – d’examiner attentivement le baratin au sujet des procédures d’urgence. Vous savez, tous ces renseignements cruciaux que nous devrions absorber au cas où le vol se terminerait prématurément ? Tous ces renseignements sont vraiment importants, me dit-on, et pourtant, la plupart d’entre nous apparemment s’en moquent éperdument. À moins, bien sûr, que l’agente de bord qui fait la démonstration des procédures de sortie d’urgence ne soit jolie, auquel cas vous avez une raison parfaitement valide de l’observer.

Quoi qu’il en soit, les instructions d’urgence commencent avec une voix de la cabine de pilotage dans le système de haut-parleurs disant que nous devrions porter attention aux « très importants renseignements au sujet de la sécurité ».

VILLAGE PEOPLE
La démonstration s’est poursuivie, avec un chœur d’agentes de bord bougeant leurs bras à l’unisson, pointant vers les incontournables sorties d’urgence à l’avant, à l’arrière et au centre de l’avion. C’était comme regarder les Village People donner une version sédative de YMCA.  « Du regard, je fis le tour de  l’avion – c’était un vol matinal de la US Airways en partance de Toronto – et tout ce que je vis, ce furent : 1. des gens en train de dormir ; 2. des gens en train de lire ; 3. des gens lisant qui commençaient à s’endormir. De mon angle privilégié, il semblait que j’étais le seul à vraiment porter attention (quand mes yeux ne reluquaient pas tout le monde dans l’avion, je veux dire.

Mais il fallait que le spectacle continue, bien que mon agente de bord semblât plus ennuyée que son maigre auditoire. Après la présentation, je décidai de m’investir dans la sécurité en lisant la littérature d’urgence parsemée de pictogrammes. Observation : quand donc l’industrie multimilliardaire de l’aviation commerciale va-t-elle améliorer le visuel de ce matériel ? Je veux dire, regardez-moi ce gars en train d’enfiler le masque à oxygène : directement sorti de la télé des années cinquante, avec la brosse et la stature militaire, cravate d’époque et tout. Certaines œuvres littéraires sont sournoisement amusantes. Par exemple, considérez la section « Procédures d’évacuation ». Quatre passagers sont là près de l’avion à empêcher la glissoire gonflable brunâtre de bouger. C’est comme s’ils étaient en train de s’amuser au parc des châteaux gonflables local. Et voyez-moi ce type en cardigan brun en train de glisser dans la chute, les mains en l’air comme s’il était fier de faire de la montagne russe.

« ÉVACUATION EN MER »
Le meilleur, toutefois, c’est cette quelque peu déstabilisante « évacuation en mer » qui n’a rien à voir avec l’idée d’uriner. Une illustration décrit deux hommes et une femme, en vêtements d’affaires impeccables, perdus dans l’océan accrochés à ce qui était auparavant leur coussin de siège. Ils ne crient pas ou ne paniquent pas. On dirait plutôt qu’ils sont en train de prendre part à une réunion d’affaires assommante. On pourrait même imaginer le dialogue: Paul : « Alors, Julie, maintenant qu’on est à la dérive au large du Groenland, t’as des suggestions ? » Julie : « À vrai dire, j’espère simplement que l’hypothermie ne nous rattrapera pas ». Dédé : « Hé, les gars, j’veux pas jouer les rabat-joie, mais est-ce que c’est pas une nageoire dorsale qu’on voit arriver là-bas ? »

L’autre aspect surréaliste à propos des dessins de « Procédures d’évacuation » est la sérénité de tout ce beau monde, compte tenu du désastre qui se déroule : Le père tend nonchalamment un gilet de sauvetage à sa petite fille comme s’il s’agissait d’un muffin au son ; la mère berce son bébé avec désinvolture alors qu’elle adopte la « posture de sécurité ».

Sur le vol de correspondance, la présentation de l’agent de bord avait été confiée à la technologie. Des moniteurs vidéo transmettaient l’essentielle information d’urgence. Une musique d’atmosphère enlevante jouait en arrière-plan. J’ai regardé autour de moi. Personne ne prêtait attention.

–David Menzies est un rédacteur pigiste basé à Toronto qui voyage beaucoup en rêvant constamment à ce que serait un vol en classe affaires. Courriel : d.menzies@sympatico.ca



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