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Conseils pratiques sur la façon d'écologiser des réunions

Cet article spécial décrit la façon d'engendrer des pratiques écoresponsables dans les hôtels, les emplacements non hôteliers et la restauration. Voici un résumé de la conférence Greening the Hospitality Industry du Green Meeting Industry Council.


Cet article spécial décrit la façon d’engendrer des pratiques écoresponsables dans les hôtels, les emplacements non hôteliers et la restauration. Voici un résumé de la conférence Greening the Hospitality Industry du Green Meeting Industry Council. Mars/avril 2008

C’est vert et en pleine croissance. Pour la première fois de son histoire, le Green Meeting Industry Council (GMIC) a tenu sa conférence annuelle au Canada. Au cours de la dernière année, le Conseil a connu une croissance de ses effectifs de 116 p. 100 et les organisateurs de la conférence ont été transportés de joie lorsque 200 personnes se sont effectivement rendues à Vancouver pour recevoir les plus récentes informations, découvrir des occasions de dialogue et de réseautage à propos des réunions vertes. À la conférence, Amy Spatrisano, présidente, GMIC, informa les délégués à l’effet que le Conseil venait juste d’être accepté en tant que 32e membre du Convention Industry Council.

Pendant deux jours, les sujets ont couvert la citoyenneté communautaire et mondiale, les services de restauration écologiquement viables, le tourisme et le transport écologiques, les compensations en fixation de carbone, les établissements verts, les partenariats pour une viabilité écologique et l’éthique de la viabilité écologique et des réunions vertes. Un petit stand d’exposition présentait les offices des congrès et du tourisme, des articles promotionnels de fabrication écologique, un Guide de référence des événements verts américains et divers hôtels.

Bien que l’auditoire fût en majorité américain (il y avait 15 participants canadiens), un scrutin mené à l’issue de la conférence donna un aperçu des enjeux verts qui préoccupent les planificateurs.

À propos de leurs événements, la possibilité la plus importante à exploiter pour ces gens était la gestion des déchets. L’auditoire a évalué les réunions vertes comme faisant partie des trois priorités les plus importantes au cours de trois prochaines années, et son plus grand défi a consisté à mesurer l’impact d’une réunion verte. Pour 43 p. 100 de l’auditoire, leur plus grande préoccupation était de déterminer les meilleures pratiques en matière de conversion au vert ; 27 p. 100 ont dit que présenter un agenda vert est difficile ; 13 p. 100 ont déclaré que les coûts des réunions vertes étaient un facteur, alors que 6 p. 100 ont dit qu’il y avait trop de problèmes à propos des réunions vertes.

Shawna McKinley, directrice de projet à Vancouver chez Meeting Strategies Worldwide, dont le siège est à Portland, Oregon et membre du conseil d’administration du GMIC, a conseillé à l’auditoire de développer un modèle fonctionnel de viabilité écologique basé sur des éléments spécifiques, mesurables, recevables et réalistes pour leurs événements. Commencer en intégrant des critères écologiques dans leurs DDP et poser des questions à propos des fournisseurs verts. « Vous devez faire connaître vos préoccupations environnementales à vos fournisseurs, et aller faire un tour dans la cour arrière pour vous assurer que ces pratiques sont en vigueur », a-t-elle ajouté.

Pour en savoir plus
www.greenmeetings.info
Allez voir le site, ou encore mieux, adhérez au Green Meeting Industry Council.

www.greeneventsource.com
Une ressource pour les réunions vertes pour les É.-U., mettant de l’avant six stratégies pour des réunions plus vertes et des liens vers d’autres organismes-ressources. Comprend des feuillets de conseils pratiques et un survol des meilleures pratiques pour les États-Unis. Les planificateurs peuvent s’inscrire pour recevoir des comptes rendus par courriel.

www.sustainablesolutionsbydesign.com
Vous pouvez acheter cette boîte à outils pour planificateur de réunions et organiser des réunions vertes. Excellent pour les connaissances et la terminologie de base, avec un minimum de directives vertes développées par le Convention Industry Council. La trousse a été développée par Beverly Oviedo et est conçue pour être utilisée sur ordinateur de bureau.

sandra.eagle@mtg.rogers.com

Lieux de réunions dans les hôtels verts

By Anthony Watanabe, mars-avril 2008

By Anthony Watanabe, mars-avril 2008

Une recherche récente menée par le M&IT indique que plus de 50 p. 100 des planificateurs canadiens sont en train d’introduire l’idée des réunions vertes. Bien que ce nombre soit encourageant, il augmentera sans aucun doute durant les années à venir, orientant la demande croissante pour une conversion au vert. Heureusement, à la fois les chaînes hôtelières et les établissements individuels se mobilisent pour répondre à l’appel.

COMMENCER LA RECHERCHE
Lorsque vous recherchez un hôtel pour votre réunion verte, commencez par les choses évidentes comme une politique environnementale déclarée. C’est un bon indicateur du niveau d’engagement d’un hôtel. (Assurez-vous de vérifier quand elle a été mise à jour pour la dernière fois.)

Depuis récemment, les planificateurs commencent à creuser un peu plus dans leur recherche de conversion au vert en posant des questions anodines et néanmoins révélatrices au personnel de première ligne. Plus qu’un ‘test ponctuel’, ces gens-là seront vos alliés lorsque viendra le temps de s’assurer que votre bon plan de conversion au vert sera exécuté avec succès.

Inclure une demande à propos des meilleures pratiques environnementales dans votre DDP est une autre tactique qui vaut la peine d’être considérée. À l’instar de toute composante de DDP, ceci communiquera clairement vos besoins et épargnera du temps en évitant les réponses non catégoriques. En outre, cela envoie le signal à l’effet que les planificateurs sont de plus en plus en quête d’établissements rencontrant leurs exigences logistiques et idéologiques. Le cercle vertueux se poursuivra à mesure que l’industrie répondra concrètement, rendant les recherches subséquentes plus faciles – et plus vertes.

INITIATIVE MAISON
Les planificateurs canadiens peuvent être fiers d’une initiative maison destinée à hausser la barre pour l’écologisation des hôtels dans ce pays. Le Programme d’évaluation écologique Clé verte, un programme bilingue établi par l’Association des hôtels du Canada il y a plus de 10 ans, est immédiatement nova
te
ur (il est administré entièrement en ligne) et robuste (il comporte 5 niveaux d’évaluation et couvre neuf secteurs de l’exploitation hôtelière.

Avec environ 700 hôtels classifiés Clé verte au Canada, les planificateurs peuvent se fier sur ces établissements comme point de départ crédible pour leur recherche.

MINTO SUITE HOTEL
Au cours d’un récent voyage à Ottawa, j’ai séjourné au Minto Suite Hotel, qui possède la cote quatre feuilles vertes de l’Audubon International Green Leaf Eco-Rating Program.

Avec de l’espace fonctionnel pouvant accueillir jusqu’à 200 participants, un solide plan de gestion énergétique qui se réclame d’une réduction des gaz à effet de serre de 1 000 tonnes par année et de l’Internet sans fil gratuit dans les salles de réunions, l’établissement est homologué pour les réunions vertes.

Alors que je m’apprêtais à faire une séance d’exercices, je m’informai à propos des initiatives environnementales de l’hôtel. Après la liste d’épicerie habituelle des draps et des programmes de recyclage, l’employée d’entretien ménager me parla d’une initiative pour remplacer les cabarets à shampooing en plastique par du bois certifié FSC, accompagnés d’une feuille fraîche pour donner une bonne mesure. Une information aussi détaillée venant du personnel de première ligne est un signe d’authenticité, cotes vertes mises à part.

Alors, bien que les endossements par des tierces parties soient importants, les planificateurs devraient néanmoins trouver des possibilités de faire leur propre recherche des faits. Bien sûr, le véritable travail commence une fois que l’emplacement a été sélectionné. Le planificateur et l’hôtel doivent travailler de concert à réaliser une expérience de réunion irrésistible, mémorable et écologiquement viable pour tous les participants.

POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS
Programme d’évaluation écologique Clé verte
Association des hôtels du Canada
Autoévaluation en ligne, rapport de 40 pages en PDF
www.hotelassociation.ca/site/programs/green_key.htm

Green Leaf Eco-Rating Program (en anglais seulement)
Audubon International
Liste de vérification, audit et rapport sommaire
www.terrachoice.ca/hotelwebsite

Guide des réunions écologiques d’Environnement Canada
Innovolve Group
Évaluation en ligne au moyen de critères transparents
www.greenmeetingguide.com

Green Convention Venues (lieux de réunions pour congrès verts)

Par Anthony Watanabe, mars-avril 2008

Par Anthony Watanabe, mars-avril 2008

Malgré le fait qu’il existe des programmes d’évaluation robustes pour les hôtels, il n’existe aucun programme de ce genre pour les centres des congrès. Il s’ensuit que les planificateurs se doivent d’être plus diligents lorsqu’ils choisissent ces sites. Il est permis de croire que le choix d’un lieu de réunions dans cette catégorie est plus important, étant donné qu’un grand nombre d’emplacements non hôteliers hébergent des congrès et des salons à la grandeur de la ville dont les ‘éco-empreintes’ sont plus importantes que les réunions ordinaires.

CONSIDÉRATIONS CLÉS
Parmi les considérations clés pour ces établissements, il faut mentionner la gestion des déchets (le Vancouver Convention & Exhibition Centre a des bacs visibles pour le tri des matières résiduelles dans toutes les salles de réunions : www.vcec.ca) et la gestion énergétique (voir le toit écologique massif du Palais des congrès du Toronto métropolitain et l’utilisation des eaux profondes du lac pour la climatisation : www.mtccc.com).

Parmi d’autres indices que les planificateurs peuvent rechercher, mentionnons une politique environnementale claire et exhaustive et des exemples où on a entrepris le périple, y compris une impression responsable de la littérature d’entreprise et des approvisionnements verts tels que les articles en papier certifiés GreenSeal. En ce qui concerne les édifices eux-mêmes, il y a des systèmes d’évaluation en place.

CERTIFICATION LEED
Le Centre des congrès de Québec (CCQ) est en passe de devenir le premier centre de congrès au Canada à posséder la certification LEED-EB (Leadership in Energy and Environmental Design for Existing Building) pour bâtiment existant. Très tôt, le CCQ communiquait au marché sa mission et son engagement à l’égard du développement durable. Les leçons apprises devraient intéresser tout organisme cherchant à établir une stratégie pour la durabilité et à la communiquer à ses intervenants.

« Nous avons fait connaître à nos fournisseurs quelles étaient les actions écoresponsables que nous prenions », de dire Ann Cantin, directrice des communications pour le CCQ. « Et à mesure que le mot circulait, non seulement notre base de fournisseurs s’est-elle améliorée, mais d’autres se sont ajoutés. En résultat, nos fournisseurs ont joué un rôle intégral en contribuant à offrir aux clients des options écoresponsables, et le Centre, grâce aux dollars d’achat dépensés, a facilité l’apparition de fournisseurs verts dans la région.

LEADERSHIP ÉCOLOGIQUE
Le Calgary Telus Convention Centre (CTCC) est un autre brillant exemple de leadership écologique. Grâce à une foule d’initiatives dans des domaines tels que l’efficacité énergétique, la conservation de l’eau et les approvisionnements verts, le CTCC s’assure que chaque planificateur qui passe la porte tiendra un événement vert, qu’il le sache ou non.

Gagnant d’un BOMA Go Green Environment Award, le CTCC doit également être félicité pour la formation en bonne intendance de l’environnement qu’elle dispense à tous ses employés. Et, conscient que l’autosatisfaction est un écueil, le centre tient des réunions mensuelles sur l’état d’avancement des initiatives courantes et pour en identifier de nouvelles.

POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS
LEED (Leadership in Energy and Environmental Design)
Canada Green Building Council
Système d’évaluation bientôt en ligne
www.cagbc.com

Programme BOMA Go Green
Building Owners and Managers Association
Le propriétaire/gestionnaire d’édifice s’adresse directement à l’Association BOMA locale pour obtenir un agrément ; l’Association locale envoie un vérificateur afin de réviser/confirmer la demande et le bâtiment.
www.bomag

ogreen.com/index.html

Green Seal
Organisme à but non lucratif indépendant faisant la promotion des produits et services écologiques
www.greenseal.org

Ceres
Il s’agit d’un réseau national d’investisseurs, d’organismes à vocation environnementale et de groupes de défense de l’intérêt public travaillant avec les entreprises à s’attaquer aux défis en matière de viabilité écologique.
www.ceres.org

PhD, est président et chef des opérations d’Innovolve Group, un cabinet d’experts-conseils.Green Food and Beverage (la restauration verte)
Par Don Douloff, mars-avril 2008

Green Food and Beverage

By Don Douloff, March/April 2008

By Don Douloff, March/April 2008

Les réunions vertes sont devenues un enjeu tellement chaud que les planificateurs l’ignorent à leur péril. Et la restauration joue un rôle clé dans les réunions, étant donné que les choix en matière de restauration affectent le budget, le mieux-être des participants – et l’environnement.

LE COMPOSTAGE
« Tous nos déchets de cuisine sont placés dans des bacs et emportés pour être compostés, y compris ce qui revient des salles à dîner et des salles de réceptions », explique David Garcelon, directeur des cuisines du Fairmont Royal York de Toronto. « En outre, la surproduction de muffins, danoises, etc. est recueillie chaque jour par Second Harvest, qui les redistribue aux abris à travers la ville. Nous avons également un composteur sur le toit, près de notre jardin d’épices, où nous compostons une petite quantité de déchets de cuisine avec les mauvaises herbes et les surplus de notre jardin d’épices ».

Outre ce qui précède, l’hôtel utilise, chaque fois que c’est possible, des produits biologiques approvisionnés localement.

Fairmont a également introduit les pauses de réunions vertes conçues de façon à améliorer la durée d’attention des participants. À titre d’exemple de collations écoresponsables, mentionnons les croustilles végétales organiques du Fairmont Washington D.C.

HILTON TORONTO
Au Hilton Toronto, la cuisine, dirigée par le directeur des cuisines Kevin Prendergast, recycle tous les cartons, le verre, le plastique et les boîtes de conserves ; elle utilise un four ‘combi-thermique’ qui fonctionne uniquement au besoin et utilise moins d’énergie ; elle emploie un éclairage à grande efficacité ; et elle utilise un lave-vaisselle qui consomme jusqu’à 40 p. 100 moins d’eau et de savon. L’an dernier, l’hôtel a recueilli 16 000 lb de restes de table pour Second Harvest.

Pour sa part, le salon Direct Energy Centre de Toronto maintient un programme de recyclage des emballages compostables, à tous ses stands de concessions, qui comprend tasses à boissons chaudes et froides, couvercles et pailles, assiettes, serviettes de table, ustensiles, emballages à salade et contenants à vinaigrette, ainsi que les enveloppes et emballages à sandwichs. Un bac de recyclage à quatre compartiments reçoit papier, plastique et boîtes de conserve, aliments compostables et ordures.

LE COÛT DE LA CONVERSION AU VERT
« Je ne pense pas que l’on puisse dire catégoriquement que tous les aliments organiques coûtent plus cher », d’affirmer Dawn Graham, planificatrice des réunions et événements chez Ingénieurs Canada dont le siège est à Ottawa. « Les entreprises peuvent ou peuvent ne pas vouloir payer davantage, le planificateur, lui, doit regarder le résultat net d’abord. En matière de virage écologique, il y a des dépenses supérieures dans certains domaines et des dépenses inférieures dans d’autres. Parfois, le tout peut s’équilibrer. Si j’ai un certain montant à dépenser pour un repas, cela peut vouloir dire que j’offre un repas à trois services au lieu de quatre [de sorte qu’] il reste un peu plus d’argent pour les produits biologiques. La réalité, c’est que le planificateur doit vraiment s’intéresser de près au résultat net des coûts avant de conclure, et ensuite essayer de vendre à son entreprise le fait que ça va coûter plus cher.

MATIÈRE À RÉFLEXION
Simple Steps to Green Meetings, par Amy Spatrisano, CMP, et Nancy Wilson, CMP, suggère :
Choisissez des aliments saisonniers, locaux, biologiques.
Choisissez vos fruits de mer auprès de pêcheries écologiquement viables.
Choisissez des services de table en porcelaine
Utilisez des serviettes de table en tissu au lieu de papier.
S’il est impossible d’obtenir du tissu, utilisez des serviettes de table recyclables avec un contenu élevé de matière recyclée après consommation
Servez les condiments dans des contenants en vrac.
Servez l’eau et les jus dans des pichets, et les boissons gazeuses dans des contenants retournables.

Lee Simon, concepteur de services alimentaires chez The General Group, dont le siège est à Tampa, en Floride, suggère :
Retirez progressivement les produits en polystyrène expansé et autres produits en PSE.
Utilisez des combustibles à chauffe-plat alternatifs. Considérez les combustibles non toxiques et les chauffe-plats électriques.

Visitez www.ntc.on.ca/org_environmental.htm (le programme du Direct Energy Centre sur les dons de denrées périssables et le recyclage de matières organiques).

Don.douloff@mtg.rogers.com



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