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Saint Martin/St Maarten s'enorgueillit de son charme interculturel

Entourée d'eaux turquoise et de plages splendides, la magnifique île Saint Martin se caractérise par une charmante dualité franco-hollandaise remontant à ses origines. 


Entourée d’eaux turquoise et de plages splendides, la magnifique île Saint Martin se caractérise par une charmante dualité franco-hollandaise remontant à ses origines. Par David Menzies, mars-avril 2008

Comprenez-moi, je ne cherchais pas d’ennuis. J’étais… je ne faisais que regarder. Comme on le verra, regarder fixement les mauvaises personnes au mauvais moment peut vous causer des ennuis. Même au paradis.

Votre humble correspondant déambulait le long d’Orient Beach, dans ce terrain de jeux des Caraïbes méconnu/sous-apprécié qu’est Saint Martin. Dieu merci, tous les clichés de descriptions tropicales étaient parfaitement évidents – arbres : palmiers ; soleil : brillant ; température: torride ; plage : sablonneuse ; eau : turquoise. En flânant le long du rivage, je remarquai un couple qui m’approchait portant orgueilleusement des maillots de couleur chair appariés. Quel changement des caleçons de bain vert néon criards et des Speedo noir jais qui formaient les vêtements de bain de rigueur autour de la piscine de l’hôtel ! Hélas, il m’apparut bientôt que les maillots collants de couleur chair du couple étaient réellement… eh bien, de la chair. Et beaucoup de chair à part ça.

CONTACT VISUEL
Ils ont dû penser que j’étais perdu ou que j’avais perdu quelque chose car la dame, Dominique, et son partenaire, Marcel, me demandèrent si j’avais besoin d’aide. C’était compréhensible, bien sûr, étant donné que j’avais eu un contact visuel avec eux – non d’entamer de discussion, mais plutôt d’éviter de fixer certaines parties inconvenantes.

« Puis-je vous aider ? », demanda Dominique en français, suivi d’une demande semblable – je crois – de Marcel. Il fut rapidement déterminé qu’on ferait mieux de poursuivre la discussion en anglais, et pourtant, à ma consternation, Dominique et Marcel étaient des gens très loquaces. Tandis qu’ils péroraient, mes yeux voyageaient de haut en bas comme si j’observais un match de tennis à la verticale. Ce n’est, à vrai dire, pas ma tasse de thé de me tenir à portée de bras d’un homme nu.

Nous fîmes le tour de la question douloureusement évidente qu’à Orient Beach, la tenue vestimentaire était ‘facultative’. Dominique et Marcel suggérèrent, à ma grande frayeur, que je laisse tomber ma chemise et mon short et que je joigne fièrement le défilé de chair blanc pâteux (dont certaines parties semblaient devenir de plus en plus cramoisies à chaque minute sous le soleil brutal). Bien que je possède un estomac en planche à laver, il y a là à peu près 15 lb de linge sale en trop, alors, j’ai décliné l’offre.

Dominique et Marcel ont semblé inexplicablement vexés par mon manque d’enthousiasme à tout laisser pendre. Ou peut-être étaient-ce mes yeux baladeurs qui les contrariaient ? Ou peut-être ont-ils été capables de lire dans mon esprit, auquel cas ils sont tombés sur ce genre de réflexion : pourquoi y a-t-il tant de gens qui embrassent le nudisme et qui ne le devraient pas vraiment ?

Lorsque Dominique et Marcel reprirent leur langue maternelle et utilisèrent un certain nombre de mots français pas jojo que je fus moi-même en mesure de comprendre, j’ai senti qu’il était temps de dire adieu à Orient Beach.

JEUX DE HASARD
Il y a certaines choses que les visiteurs doivent savoir à propos de Saint Martin. Et cela se résume à ceci : les Français n’ont pas de problèmes à ce que vous vous mettiez nu, mais, s’il vous plaît, pas de paris. Les Hollandais, par contre, sont heureux de divertir les joueurs dans leur nombreux casinos de leur côté de l’île. Mais, de grâce, gardez vos pantalons – même si vous perdez votre chemise.

Quoi qu’il en soit, le méli-mélo de l’étiquette sur une île aussi petite fait entièrement partie de ce bizarre charme interculturel qui fait de Saint-Martin (ou St. Maarten, selon la parcelle où vous vous tenez), si engageante. Une dualité inhérente se trouve imbriquée dans l’île remontant à l’origine de la nation.

En 1648, après que les Espagnols eurent décidé de quitter Saint-Martin, les occupants restants, soit les Français et les Hollandais, convinrent de cesser les hostilités en découpant l’île. Le côté français englobe quelque 21 milles carrés, alors que la partie hollandaise ne compte que 16 milles carrés. La légende veut que les frontières aient été décidées au moyen d’une course à pied. Oyster Pond, une petite ville sur la côte est, servit de ligne de départ. Un Français et un Hollandais se tinrent dos à dos ; au coup de pistolet, ils coururent le long du littoral en directions opposées. Leur point de rencontre éventuel devait servir de ligne de division pour la frontière.

Les théories abondent à propos de la raison pour laquelle la course fut si boiteuse. Certains disent que le Hollandais s’est arrêté pour boire du gin et faire un somme – une stratégie rarement prudente lorsqu’on fait une course de marathon. Une autre école de pensée suggère que le départ était truqué, étant donné que les Français avaient un navire de guerre plutôt imposant au large. Peu importe la raison réelle de cette disparité immobilière, une coexistence pacifique prévalut, et les visiteurs de St. Maarten/Saint-Martin continuent de bénéficier de deux nations diversifiées (langue, devise, systèmes téléphoniques) pour le prix d’une.

En effet, alors que bon nombre de destinations adoptent des slogans touristiques où la réalité ne correspond pas au battage publicitaire, le boniment actuel pour Saint Martin « A little European. A lot of Caribbean » (légèrement européenne – indiscutablement antillaise) – est plein de résonnance.

Pour les planificateurs de réunions, les nouvelles se sont améliorées l’an dernier avec l’introduction du somptueux Westin St. Maarten, Dawn Beech Resort & Spa. Ce magnifique établissement cinq étoiles offre 308 chambres et 10 000 pi² d’espace pour les réunions et les banquets. L’installation a fait faire un saut à Saint-Martin au prochain niveau.

RÉUNION
Beverly Read, directrice des ventes chez Reward Worldwide, dont le siège social est à Mississauga, Ont., a récemment fait une réservation de client au Westin pour une réunion de 240 personnes. « Il n’y avait rien à Saint-Martin dans le passé qui aurait pu être un quatre ou un cinq étoiles avec une capacité pour les réunions de plus de 100 personnes, mais le Westin a entièrement modifié la donne pour les réunions et les congrès », dit-elle.

Read convient que le seul aspect négatif flagrant à Saint-Martin est la circulation, qui peut étirer un voyage en voiture de 15 minutes à une heure et davantage.
Au-delà de l’hébergement et des commodités pour les réunions du Westin, Read dit que Saint-Martin excelle dans l’art de transmettre une expérience antillaise complète. « J’ai séjourné dans des hôtels plus beaux et des îles plus jolies, mais avec Saint-Martin, le forfait complet est là : visites uniques, sauts d’île en île, magasinage incroyable, et la nourriture – en particulier du côté français – est spectaculaire.

Parmi d’autres activités à Saint-Martin il faut mentionner la pêche en haute mer, l’équitation, la plongée, la plongée libre et autres sports terrestres et nautiques.

« Vous pouvez aisément faire un programme de cinq jours à Saint-Martin, tandis qu’avec de nombreuses autres îles, les gens commencent à chercher quelque chose à faire après le deuxième jour », de dire Read.

Finalement il y a une sorte d’étrangeté omniprésente avec cette île, quelque chose qui paraît même dans les noms de plusieurs boutiques (p. ex., boutique de vêtements Last Mango in Paradise).

On y trouve également de nombreuses galeries uniques telles qu’Island Arts of the YodaGuy. Le ‘YodaGuy,’ incidemment, est Nick Maley, ‘un collaborateur principal à la création de Yoda.’ On n’en sera pas surpris, ses galeries se spécialisent dans les souvenirs de Star Wars.

Si vous recherchez un article-souvenir un tantinet plus personnel que de la pacotille de Yoda, vous pouvez commander une sculpture de votre corps (buste, torse ou corps complet) à la galerie d’art Dimitrios. Et si Dominique et Marcel là-bas à Orient Beach ne connaissent pas Dimitrios, que diriez-vous de tenir ça secret ?

David Menzies est un rédacteur-pigiste basé à Toronto.



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