Meetings Canada

News

Jasper : un joyau des Rocheuses

Jasper représente le genre de Canada que la plupart des Canadiens et Canadiennes envisagent lorsqu'ils pensent à leur pays. 


Sophistiquée et rustique, Jasper offre la grande nature avec une cote cinq étoiles.  Par Allan Lynch, juil.-août 2007

Jasper représente le genre de Canada que la plupart des Canadiens et Canadiennes envisagent lorsqu’ils pensent à leur pays.  C’est un endroit d’une beauté nette et claire.  On y trouve une forêt naturelle entrelacée de rivières vierges reliant des lacs alimentés par des glaciers, serpentant au fond de vallées protégées par les murailles que forment de grandioses montagnes aux sommets enneigés.  Et elle est habitée par une faune iconique qui y circule librement.  Le wapiti y broute la végétation en bordure des routes, indifférent au déclic des appareils photos des passants qui s’arrêtent en hâte pour les voir.  Sur la promenade des Glaciers, le caribou fringant fait la course avec les véhicules avant de se précipiter dans la forêt.  Les grizzlis circulent où bon leur semble, et les mouflons de montagne avec leur cornes en spirale s’arrêtent au beau milieu de la route, exhibant leur postérieur blanc comme pour narguer les visiteurs, pendant que les agiles chèvres de montagne défient la gravité, sautant d’une façade rocheuse à l’autre.  C’est du Canada à l’état pur.

Depuis 100 ans (on célèbrera son centenaire en septembre), Jasper est sous la protection du système de parcs nationaux du Canada, et le succès de ce système est évident partout.  On y découvre l’architecture style artisanal préservée des années 1900, avec ses délicieuses touches comme le bureau de poste, avec ses fenêtres en saillie à carreaux en diamants sertis de plomb.  On y trouve une succursale de la CIBC type bungalow.  Par dessus tout, la grande nature vierge se voit partout.

Avec sa population permanente de 4 700 âmes qui se gonfle à 20 000 en été, la ville de Jasper est une communauté sophistiquée en pleine montagne.  Bien qu’on y trouve une prolifération de magasins vendant de l’équipement de montagne et des souvenirs, on y voit également des boutiques haut de gamme offrant les modes, accessoires et bijoux les plus tendance de nos designers canadiens d’avant-garde.  Il y a également des galeries d’art.  Et avec 35 restaurants, il y a assez de variété, d’inventivité et de qualité pour offrir des options de premier plan pour les dîners de passage pour les programmes de groupes.

« Nous sommes une petite ville de montagne au milieu d’un immense parc, mais nous sommes également une destination de première classe », d’affirmer Helen Kelleher-Empey, directrice générale de Jasper Tourism and Commerce.  « Nous avons une excellente cuisine des Rocheuses ; nous avons des réseaux de sentiers impressionnants, des sites incroyables pour le rafting, la randonnée en montagne et le vélo de montagne ; nous avons tout pour le plein air, en plus de galeries d’art et d’un excellent musée.  Et nous avons un peu de tout le reste, sur une échelle plus restreinte.  Nous sommes, en plus, des gens pas mal sympathiques ».

Mme Kelleher-Empey explique pourquoi les résidents de Jasper estiment que tous les chemins y mènent.  « Vancouver est à huit heures de voiture, Calgary, cinq heures et Edmonton, quatre heures ».  En outre, la collectivité a trois services ferroviaires – Le Canadien de VIA Rail, le Skeena (qui opère à partir de Prince Rupert, C.-B.) et le Montagnard des Rocheuses.  « De sorte que vous pouvez venir ici à partir de n’importe quel centre important, que ce soit par train ou en voiture », ajoute-t-elle.  « Mais si vous arrivez par le train, vous pouvez tenir certaines réunions à bord du train et vous avez déjà commencé votre conférence.  Cela vous libère du temps pour profiter des activités de Jasper ».

Hors de tout doute, le transport est la préoccupation dominante des planificateurs quand il est question de Jasper.  Ellyn Holzman, CMP, un partenaire à l’Ottawa’s Unconventional Planning qui, en fin de mai dernier, dénombrait 175 membres, exposants et clients de l’Association canadienne de spécialistes en chirurgie buccale et maxillo-faciale au Fairmont Jasper Park Lodge pour sa conférence annuelle, estime que Jasper est une de ces destinations que les planificateurs ne devraient pas craindre sur le plan du transport.  Au lieu de cela, ils devraient l’intégrer comme partie intégrante du programme.  « Nous avons des gens qui ont pris un vol pour Vancouver et qui ont emprunté le Montagnard des Rocheuses pour se rendre à Jasper.  Nous avons déjà effectivement pris une navette de Calgary pour nous y rendre avec retour via Edmonton parce que nous voulions que les gens fassent la route du Champ de glace Columbia, qui est une des plus belles randonnées en voiture au monde, de Lake Louise à Jasper.  Et ensuite, nous avons eu des membres qui ont loué des voitures.  Certains ont fait du covoiturage.  Étant donné que notre réunion débutait officiellement un mercredi, certaines personnes ont passé la nuit à Lake Louise/Banff à l’aller en guise de voyage, et c’était l’intention dès le début d’exposer le monde aux Rocheuses ».

Claude Paul Boivin, président de l’Association des ingénieurs-conseils du Canada (AICC), raconte : « Pour nous, le voyage faisait partie de la destination.  Le périple est beau à couper le souffle.  Et il a, en fait, un effet thérapeutique » car il permet aux membres de décrocher du bureau et de se concentrer sur la beauté naturelle des Rocheuses.  « Nous pensions que la route pourrait être (problématique), mais ce ne fut pas le cas ».

En juin 2005, 150 membres et leurs conjoints ont assisté à l’assemblée générale annuelle de l’AICC au Fairmont Jasper Park Lodge.  « Notre politique est d’aller dans les centres de villégiature et de nous retirer à l’écart.  C’est ici l’endroit le plus agréable, le plus luxueux et le plus à l’écart, je crois, au Canada.  Alors, pour nous, la décision a été facile ».

Carolyn Sutherland, directrice des événements spéciaux de l’AICC, déclare : « J’ai été impressionnée par le luxe et la beauté de cet hôtel de villégiature ».  Ses délégués n’ont pas été découragés par le voyage.  « En fait, ce fut le plus fort taux de participation que nous ayons jamais obtenu, et plusieurs personnes ont planifié des vacances autour de la conférence ».

Le transport, toutefois, est un facteur dont il faut tenir compte pour les déplacements des conférenciers.  Les planificateurs qui ont travaillé avec cette destination conseillent de les
f
aire venir une journée d’avance et de les garder une journée de plus après qu’ils ont parlé.

Ce qu’il y a d’agréable avec Jasper, c’est que ce n’est juste pas assez loin pour l’empêcher d’être un parc thématique, tout en maintenant une certaine exclusivité en matière de tout compris qui ne grèvera pas le budget.  En novembre dernier, Dianne Shaw, adjointe exécutive du directeur général pour la région de l’ouest d’Alstom Canada, a organisé une conférence de formation de trois jours pour 75 personnes au Sawridge Inn and Conference Centre.  Elle explique : « Nous savions que nous voulons dépenser sur des chambres, et que celles-ci incluaient le petit déjeuner avec le prix de location, de sorte que ceci éliminait un repas, ce qui m’a permis d’aller un peu plus loin avec mes dîners ».  Une autre surprise agréable fut la note de bar.  « Nous avions un bar ouvert (chaque soir) et j’ai été surprise quand nous avons eu la facture – et nous parlons de gars de la construction – à quel point les coûts ont été bas ».

Holzman dit que les coûts sont comparables à n’importe quel autre lieu de villégiature.  « Une des bonnes choses, c’est qu’il n’y a pas de taxe provinciale en Alberta.  Alors, ça aide le budget.  Nous avons demandé le même tarif d’inscription à la réunion que nous demandions à Victoria et que nous demanderons l’an prochain à Terre-Neuve, mais à cause de l’emplacement, de l’établissement et de son côté unique, nos dollars de commandite ont été importants, ce qui nous a permis de faire certaines choses supplémentaires.  Mais notre programme social n’a pas été dispendieux outre mesure.  Nos activités facultatives comme le golf – Jasper a l’un des plus beaux terrains de golf au pays, dessiné par Stanley Thomson – pour cette qualité de terrain, c’est très raisonnable.  Et la descente en eau vive – ce genre de chose était assez abordable ».

Un boni caché, ce sont les journées plus longues à cet endroit loin dans le nord.  Les médecins de Holzman ont pu jouer au golf jusqu’à 10 h 30 du soir, ce qui contribue à réduire les conflits d’horaires.

L’autre avantage est la facilité avec laquelle nous avons pu vendre Jasper aux membres.  Aller vers une destination et un lieu de villégiature renommés que tout le monde connaissait, mais où peu de gens étaient allés, de dire Boivin, « nous a grandement facilité la vente ».  Il a le luxe d’avoir des effectifs composés de PDG, qui ne sont pas aussi sensibles aux prix que les autres associations.  « Pour la majorité d’entre eux, il s’agit d’une dépense d’affaires et non d’une dépense personnelle ».  Avec l’augmentation de certains coûts, nous avons haussé nos frais d’inscription de 800 $ à 1 250 $ et cela n’a pas eu le moindre impact sur le nombre d’inscriptions.  La qualité est perçue comme supérieure, et on peut assurément dire que le Fairmont n’est pas pour quelqu’un qui fonctionne avec un budget serré ». 

Holzman a connu également une bonne fréquentation.  « Notre salon professionnel était à guichets fermés, et nos effectifs ont été les plus élevés par rapport à bon nombre d’années ».  Les exposants du salon professionnel ont également agi avec intelligence, dit-elle.  « Se rendant compte de l’endroit où ils allaient, ils ont réduit leurs stands dans une certaine mesure, au lieu d’y emmener leur gros équipement lourd.  Ils voulaient réellement être là à cause de l’occasion de se réseauter avec les participants, non seulement durant la journée au salon, mais durant nos activités sociales de la soirée », comme partager des hamburgers de bison, des fers à cheval et un feu de grève au lac Trefoil.

Bien que Jasper semble une quantité connue, Suzan Sutherland conseille : « Si vous croyez que ce sera rural, vous allez avoir une surprise agréable, parce que c’est du luxe rustique ».  La communauté et les hôtels de villégiature ont réussi à tout concocter, des choses auxquelles on pouvait s’attendre – croisières sur le lac Maligne à l’île Spirit ; randonnée pédestre sur le mont Edith Cavel vers le glacier Angel ; et descente en eau vive aux chutes Athabaska – jusqu’à une leçon de salsa latino.  « Ils ont un spécialiste de la condition physique sur place qui nous est arrivé avec ce plan.  Et ce fut une de nos offres les plus populaires » dit-elle en riant.
Ce qui est garanti, ajoute Boivin, « c’est la beauté et le calme paisible de l’ensemble.  Vous passez la porte et vous avez cette montagne et un lac vers lequel vous pouvez marcher.  Alors, c’est la tranquillité, et pourtant, nous ne sacrifions en rien la qualité du service ».  Bref, la grande nature vierge avec une cote cinq étoiles.
Peut-être est-ce la raison pour laquelle la reine Élizabeth, au cours de son dernier voyage royal, a choisi Jasper comme endroit pour y passer du temps personnel.

COMMENT S’Y RENDRE
Jasper est peut-être éloigné, mais non sans commodités.  En hiver, elle a 1 700 chambres à offrir (et en été, 2 300).  Huit établissements ont des installations pour les réunions.

On y trouve bon nombre d’activités qui pourraient constituer des éléments de programmes amusants ou, à l’instar du traîneau à chiens, qui pourraient être utilisés comme expérience de formation d’équipes typiquement canadienne.

L’option rail : le Montagnard des Rocheuses exploite un train qui part de Whistler, traverse la vallée du Fraser jusqu’à Jasper, et de Jasper à Vancouver.  Le Skeena fait la navette entre Jasper et Prince Rupert, C.-B., et le Canadien de VIA Rail fait le parcours entre Vancouver et Toronto.  Les délégués peuvent se rendre par vol à Edmonton et faire le voyage en train de cinq heures jusqu’à Jasper, ou traverser par les montagnes à partir de Vancouver.  Un nouveau service de fin de semaine, le Train des Neiges, quitte Edmonton les vendredis après-midis et revient de Jasper les dimanches soirs.

Certains délégués pressés par le temps ont nolisé des petits avions pour atterrir à l’aéroport de Hinton, Alberta (à 62 km) et se rendre à Jasper en voiture.

– Allan Lynch est un rédacteur pigiste basé à New Minas, Nouvelle-Écosse.



Print this page




Have your say:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*