Meetings Canada

News

Le chaos des lignes aériennes au printemps a causé des dégâts

Annulations de vols généralisées, faillites multiples de lignes aériennes et chaos sur les lignes de manutention des bagages ont rendu la vie difficile pour les voyageurs. Comment une société de gestion des voyages s'est débrouillée à travers le chaos.


Annulations de vols généralisées, faillites multiples de lignes aériennes et chaos sur les lignes de manutention des bagages ont rendu la vie difficile pour les voyageurs. Comment une société de gestion des voyages s’est débrouillée à travers le chaos. Par Allan Lynch, mai-juin 2008

Le printemps n’a pas été de tout repos pour l’industrie du transport aérien. Quelques heures à peine après le déménagement hautement médiatisé de la British Airways, fin mars dernier, dans le nouveau terminal 5 de 8,6 milliards $ de l’aéroport Heathrow de Londres, 20 000 pièces de bagages manquaient à l’appel et la ligne aérienne refusait d’accepter les passagers avec des bagages enregistrés et commençait à annuler des vols – 430 cette première fin de semaine-là.

En fait, les vols annulés ont été le thème du printemps. Tôt en avril, American Airlines (AA) faisait la manchette en abandonnant environ 300 000 passagers lorsqu’elle annula 3 300 vols en 5 jours. Deux semaines auparavant, AA avait biffé 400 vols. United, Delta, Southwest, Alaska et Midwest ont également annulé des départs. Et le bruit circule à l’effet que d’autres annulations pointent à l’horizon à mesure que plus d’appareils approchent de leurs inspections de sécurité obligatoires. Pour aggraver le chaos, la même semaine que toutes ces annulations, Aloha, ATA, Skybus, la société spécialisée dans les vols d’affaires Maxjet et Oasis Hong Kong déclaraient toutes faillite. De son côté, Champion Air adoptait une ligne plus sage en annonçant qu’elle cessait ses opérations en mai, tandis que Frontier Airlines se mettait simplement sous la protection de la loi sur la faillite. C’est assez pour que les planificateurs se lancent par la fenêtre.

ALERTE ROUGE
Carlson Wagonlit était au beau milieu de toutes ces annulations. Selon Dallyce Macas, vice-présidente, réunions et événements pour la région de Toronto chez Carlson Wagonlit Travel North America, en avril, la société avait 380 personnes engagées dans un programme à Hawaï, voyageant toutes sur des vols AA en partance de différentes villes en Amérique du Nord. La situation, dit-elle, « vous place vraiment en situation que j’appellerais d’alerte rouge. Et nous effectuons une planification passablement proactive » incluant la rédaction de tous les manifestes de passagers, établissant leur coordonnées et les contactant soit à la maison soit sur la route. « Et en établissant, avec notre centre de services d’urgence, un protocole pour tout passager en route qui téléphone ».  L’équipe entière de Carlson était équipée de BlackBerry et restait en contact constant avec les participants et les planificateurs jusqu’à ce que la dernière personne se fût rendue à Hawaï. Tout le monde a pu participer au programme.

VÉRIFIER LES DATES DE CONTRATS
Plus important encore, cette situation a mis en relief les défis affrontés par les planificateurs et les spécialistes des voyages-motivation. Macas affirme qu’en partie intégrante de la planification de Carlson, la société va aussi loin que vérifier les dates des contrats de travail. « Lorsque vous essayez de planifier un vol une ou deux années d’avance, vous voulez savoir à quelle date les conventions collectives devront être négociées, parce que nous voulons nous assurer que ce ne sera pas deux semaines avant notre grande opération ».

L’ATTRAIT DES VOLS NOLISÉS
Une tendance plus importante qu’elle voit poindre est un virage vers les vols nolisés pour les groupes plus importants, « car lorsqu’ils nolisent, ils sont par essence propriétaires de la route, et de l’avion pour la durée de l’aller-retour. Et une autre tendance à laquelle on assiste est qu’un plus grand nombre de nos organisations recherchent des lieux de réunions où l’on peut se rendre en train ou en autocar de luxe ou par la bonne vieille autoroute, chacun s’y rendant en voiture » lorsqu’on planifie un programme en Amérique du Nord.

La capacité de se rendre en voiture à une destination ne sera jamais un point de vente clé, de dire Macas. « Vous vendez le rêve du voyage-motivation d’un côté, ou encore vous vendez la motivation de réunir une équipe sous le chapeau des réunions. Ensuite, les entreprises regarderont ça de la même façon qu’elles l’ont toujours fait, à savoir, « Est-ce ça rentre dans notre budget vs uniquement quels sont les facteurs de sécurité ou d’inconvénients en cause ? » Ceci entrera en jeu lorsque vous vous retrouverez avec une liste de destinations plus courte.

Pour les planificateurs qui ont choisi de ne pas s’occuper des composantes voyage des programmes, Macas suggère de s’associer « avec une agence de bonne qualité, de préférence assez importante, laquelle pourra vous aider à naviguer à travers ces problèmes qui pourraient vous assaillir sur le plan des lignes aériennes ». C’est une possibilité supplémentaire qui donnera au client et au planificateur un peu moins de cauchemars.

– Allan Lynch est un rédacteur pigiste basé à New Minas, Nouvelle-Écosse.



Print this page




Have your say:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*