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Londres demeure une ville à-la-fine-pointe

Imprégnée d'histoire, l'effervescente Londres réussit toujours à se réinventer et à rester à la fine pointe de la culture pop, de la mode, de l'art, de la cuisine et de l'économie.


Imprégnée d’histoire, l’effervescente Londres réussit toujours à se réinventer et à rester à la fine pointe de la culture pop, de la mode, de l’art, de la cuisine et de l’économie. Par Allan Lynch, mai-juin 2008

« Il est difficile de parler adéquatement ou avec justesse de Londres. Ce n’est pas un endroit charmant ; Londres n’est ni agréable ni joyeuse ni facile d’accès, ni exempte de reproches. Elle est seulement magnifique », a écrit Henry James.

La magnificence de Londres, c’est sa capacité constante de se réinventer elle-même. Génération après génération, les gens affluent vers Londres parce qu’elle est toujours exaltante. Au-delà de panoramas de rues délicieusement anciens et d’images iconiques telles que Beefeaters, Big Ben et le palais de Buckingham est sise une ville moderne qui évolue constamment et qui maintient sa place à la fine pointe de la culture pop, qu’il s’agisse de la culture pop du Moyen‑Âge, des années 1960 ou de celle d’aujourd’hui.

Au moment où la ville se prépare à recevoir les Jeux Olympiques de 2012, Londres abonde en nouveaux développements. La station ferroviaire St. Pancras vient tout juste de rouvrir après une métamorphose de 800 millions £. Bien que le nouveau terminal 5 de Heathrow de 4,3 milliards £ ait connu une ouverture peu glorieuse, celui-ci pourra éventuellement répondre aux besoins de plus de 35 millions de passagers par année et faciliter les voyages transitant par un des aéroports les plus achalandés au monde. D’autres améliorations d’infrastructures incluent des investissements majeurs dans de nouveaux hôtels – ce qui ajoutera 12 000 chambres de plus aux 100 000 actuelles de la ville – ainsi que des rénovations des établissements existants.

L’infrastructure londonienne est tellement universelle qu’elle peut offrir un cadre spécialisé ciblé sur virtuellement chaque groupe d’intérêt. Elle peut vous offrir les traces de sang coagulé du donjon de Londres et la magnificence des bijoux de la Couronne ; ou encore l’élégance du Guildhall et l’austérité du Design Museum. Il y a le London Eye – une grande roue massive au mouvement lent d’une hauteur de 443 pi avec ses nacelles en verre capables de contenir 35 personnes – et le charme caché du Gerkin, un édifice en verre distinctif en forme d’œuf de Fabergé.

Il y a la technologie diversifiée offerte par les Cabinet War Rooms souterrains et le cinéma BFI IMAX à-la-fine-pointe. On y trouve une pléthore de palais – Hampton Court, Kensington, Kew et Fulham – à louer. Les groupes peuvent se réunir sous le plafond peint par Rubens du Banqueting House, danser sur le pont d’un navire de guerre ou se réunir dans les installations spécialisées de l’abbaye de Westminster, de Southwark et de la cathédrale St. Paul.

Ensuite, il y a les idées bizarres que l’on peut exploiter pour les programmes de groupes comme utiliser une piste de course de kart près de Canary Wharf ou organiser une randonnée à vélo, jusqu’à des éléments plus traditionnels tels champagne avec les bijoux de la couronne à la Tour de Londres ou des sorties en bateau-restaurant sur la Tamise avec orchestre de danse. Vous pouvez faire une visite à pied guidée Jack l’éventreur ou utiliser un nouveau service haut de gamme, Urban Gentry, qui apparie des spécialistes en nourriture, en mode et en musique pour des tournées sur mesure d’initiés vers des destinations tendance.

L’entreprise de gestion des destinations Spectra, dont le siège social est à Londres, a organisé bon nombre d’événements pour des clients canadiens sur des thématiques telles 007: passeport pour des frissons ou encore une partie de Monopoly à l’échelle de la ville, aussi bien que des réceptions-cocktails en soirée dans la cour des fontaines de Sommerset House, complètes avec chanteurs d’opéra sur le balcon. D’autres soirs, les sons de l’Urban Soul Orchestra, formé de musiciens qui ont joué avec les grands du British pop, se sont répercutés à travers les galeries du massif Musée national d’histoire naturelle de l’époque victorienne.

Dans une ville accoutumée à recevoir les étoiles du pop, les premiers ministres, les princes et les présidents, et où réside un monarque régnant, on sait comment dérouler le tapis rouge. Et on sait comment être créatif. Mais pour bon nombre de planificateurs, la créativité réside dans la gestion du budget. La bonne nouvelle pour les planificateurs canadiens, c’est la force récente du dollar. Le taux de change entre le dollar et la livre, en fait, est le meilleur depuis 30 ans, mais ceci ne demeure qu’une partie de l’attrait.

En mai 2007, Jacqueline Acomb, directrice des programmes de réunions et d’événements chez Carlson Wagonlit, dont le siège social est à Toronto, emmena 82 personnes en voyage-prime du Club du Président pour un voyage de quatre nuits à Londres. Elle ne bénéficiait pas de la poussée d’un dollar plus fort, de sorte qu’elle s’appuya sur la réclamation de sa taxe sur la valeur ajoutée de 17,5 p. 100 pour équilibrer son budget.

En mars 2008, Shelley Milne, chargée de programme chez Reward Worldwide, dont le siège social est à Mississauga, emmena un groupe de près de 20 voyageurs – le premier voyage-prime pour un manufacturier canadien – à Londres. « Nous avons travaillé à concocter le programme avec Moira Hearn et l’entreprise de gestion des destinations Spectra », raconte-t-elle.

« Nous avions un budget serré. Nous avons travaillé fort avec nos partenaires de Londres – entre notre hôtel, Spectra et les lieux de réunions – pour donner au client la meilleure valeur, et savez-vous, curieusement, vous pouvez y arriver. Nous avons senti qu’on nous avait donné une excellente valeur, sinon plus, pour tout ce que nous avons fait. La qualité du service que nous avons connue, de l’hôtel en passant par les restos jusqu’aux activités, valait réellement les dollars investis, bien que ce soit initialement un choc. La première fois que nous avons présenté notre budget au client, c’était avec un peu d’appréhension, mais lorsqu’ils reconnaissent ce que Londres a à offrir, son caractère unique et le fait que Londres soit une ville de première classe – on ne fait vraiment pas mieux ailleurs. Une fois que vous y êtes allé, vous comprenez cela. Ce client y retournera, parce qu’il reconnaît qu’il y a réellement de la valeur à cet endroit ».

Là où Reward a vraiment économisé de l’argent, explique Milne, c’est que « nous avons réellement utilisé les ressources que Londres a à offrir – et il y en a des tonnes. Nous avons pris avantage de VisitBritain et Visit London, ces deux organismes sont fantastiques. Nous les avons utilisés pour notre matériel pré-lancement, employant balados, images, faits, petits articles variés, renseignements généraux, car nous avons conçu une campagne-mystère complète et Londres possède les ressources qui peuvent réellement aider un planificateur. Londres, en tant que destination, fut fantastique parce qu’ils ont tellement de ressources à portée des doigts que nous n’avons pas eu à surcharger notre entreprise de gestion des destinations. C’est un point qui ressort par rapport aux autres. Ce fut un énorme bénéfice qui nous a sauvé une quantité d’argent considérable uniquement sur la recherche et l’imagerie. Il n’y a pas un grand nombre de voyages-motivation qui soient sortis de chez nous pour Londres, mais quand vous pouvez ajouter de la valeur comme Londres l’a fait, c’est un très grand avantage.

Le programme de cinq nuits a débuté par une visite de Londres sur mesure, suivie d’une envolée au champagne dans la grande roue de Londres. « Nous avons également visité le resto-concept de Jamie Oliver, Fifteen, lequel est un excellent établissement dans un voisinage en plein développement et un tant soit peu inquiétant. Le groupe a eu un plaisir fou. Un autre soir, nous avons visité un club cubain et avons embauché une spécialiste du mojito. Elle fit une prestation spectaculaire pour éduquer le groupe à propos des mojitos et tout le monde ensuite participa à un concours sur la façon de les préparer.

En guise de composante de constitution d’équipe, elle partagea le groupe en trois brigades et les envoya à l’extérieur sur un genre de chasse aux trésors équipés d’appareils numériques pour prouver qu’ils avaient complété leurs tâches. « Nous sommes finalement arrivés à créer une fantastique présentation PowerPoint ce soir-là avec toutes les photos. Les équipes ont pris tellement de vidéos et de photos que nous avons pris le PowerPoint et lui avons ajouté toutes les vidéos et photos prises à l’improviste qu’avait prises Reward Worldwide et en avons fait une compilation sur DVD/CD.

Milne affirme : « Il s’agit d’une ville âgée de 2 000 ans, ils ont donc de tout et peuvent se rattacher à n’importe quoi, alors vous pouvez vraiment peaufiner ce que vous désirez montrer à votre groupe. Et si on se fie sur les données démographiques, Londres est une ville merveilleuse, parce que vous pouvez choisir avec soin et délibération. Si le groupe est jeune, peut-être n’êtes-vous pas en quête de choix classiques, alors, c’est la Tate Moderne, les nouveaux restos et l’univers des clubs, et non le palais de Buckingham ».

Emily Stephen, chargée de programme chez Event Spectrum Inc. de Toronto, a eu également un petit groupe de travail à Londres. Son équipe de direction de 21 personnes est restée trois jours à Mayfair en février 2008. « C’était la première fois que ce groupe allait en Europe. Traverser l’océan était une priorité pour eux, alors, Londres, ville anglophone et endroit où il est facile de se rendre, était attrayante ».

Son groupe fit également une envolée au champagne dans la grande roue de Londres, dîna dans un gastro-pub et passa la soirée dans une boîte de nuit de Mayfair fréquentée par les célébrités. « Il se trouvait qu’il y avait une soirée de lancement au restaurant que nous avions choisi et les paparazzi étaient stationnés à l’extérieur. Ce fut très divertissant pour notre groupe ». Une des activités les plus inusitées que fit notre groupe fut une joute de polo. « Ils voulaient une activité qui était différente, que les gens n’auraient jamais la chance de pratiquer, et ce fut un des temps forts de notre voyage. Ils ont monté des chevaux, joué un match et absolument adoré ça ! Ce fut une journée parfaite à l’Ascot Park Polo Club ». Le club a remis aux joueurs des photos de leur journée passée dans la campagne anglaise.

Stephen étira son budget en travaillant discrètement à rebours, réduisant la qualité de son hôtel et de ses choix de restaurants. « Initialement, nous nous proposions de rester dans des hôtels plutôt haut de gamme, et après voir établi de coût des hôtels de premier plan à Londres, c’est incroyable ce que vous pouviez payer, alors, nous avons réduit à rebours et tout est demeuré quand même fantastique ». Elle réalisa des économies supplémentaires en choisissant des restaurants à distance de marche de leur hôtel, éliminant ainsi les transports. « Et nous avons volé outremer sur des vols nolisés vers Gatwick. Ceci a contribué à réduire le coût des vols ».

Le programme d’Acomb incluait une chasse au trésor de James Bond, une croisière sur la Tamise, des tournées de pub en pub et du théâtre, ainsi qu’amplement de temps libre, ce qui, à Londres, économise le budget sans que vous ayez l’air d’user de parcimonie. Elle dit que bon nombre parmi ses participants ont utilisé Londres comme point de départ aérien pour des séjours prolongés en Europe, ce qui a ajouté encore plus de valeur à l’expérience.

La magnificence vient avec certains coûts, mais les expériences des planificateurs qui ont travaillé avec Londres démontrent que ces coûts sont amoindris par le rendement du capital investi.

Allan Lynch est un rédacteur pigiste basé à New Minas, Nouvelle-Écosse.
Photo : visitlondonimages/britainonview



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