Meetings Canada

News

Planifier une réunion verte - table ronde de l'industrie de l'industrie

Dépassé par le défi d'organiser une réunion verte ? Faire une tentative de premiers pas pour mettre sur pied une réunion verte, ça commence avec beaucoup de questions et une approche de collaboration. Notre panel industriel invite instamment les planificateurs à faire les premiers pas.


Dépassé par le défi d’organiser une réunion verte ? Faire une tentative de premiers pas pour mettre sur pied une réunion verte, ça commence avec beaucoup de questions et une approche de collaboration. Notre panel industriel invite instamment les planificateurs à faire les premiers pas. Par Sandra Eagle, photos par Kevin Kelly, nov.-déc. 2007

Les problèmes environnementaux ont atteint le point de basculement dans la conscience collective.  Bien que la conversion au vert soit sur tous les radars depuis le début des années 1990, jusqu’à récemment, la capacité de mettre sur pied une réunion verte était une entreprise problématique.  Notre table ronde de l’industrie réunissait des planificateurs de réunions et des fournisseurs qui font avancer l’agenda de la conversion au vert.  Notre panel réunissait : Sandra Wood, CMP, gestionnaire de l’assemblée annuelle, Association médicale canadienne, à Ottawa, Ontario ; Laura Purdy, directrice, ventes et commercialisation, Direct Energy Centre, Toronto; Melanie Coates, directrice régionale des relations publiques, Canada central et Est du Canada, Fairmont Hotel & Resorts, à Toronto ; Shawna McKinley, directrice de projet, Meeting Strategies Worldwide, à Vancouver, et ancienne directrice administrative, Green Meetings Industry Council ; et Anthony Watanabe, président et chef des opérations, Innovolve Group, à Toronto.

Quel est le niveau de sensibilisation dans l’industrie des réunions à propos des réunions vertes ?
WOOD : En m’appuyant sur ce que j’ai vu, je pense certainement que depuis six mois ou un an, il y a une sensibilisation dans ce domaine, et elle est très élevée, mais la connaissance pratique ne l’est pas du tout. 
PURDY : Je pense que les emplacements et les fournisseurs sont les moteurs de la révolution verte.  Les planificateurs de réunions sont en train de trouver leur créneau et essaient d’apporter une dimension verte à leur industrie particulière.
WATANABE : Je pense que nous sommes clairement rendus au stade du « Comment ».  C’est un équilibre délicat, parce qu’il y a certains fournisseurs qui montrent véritablement la voie.  Mais par contre, il y a également des planificateurs qui commencent à demander des options vertes afin d’atténuer l’impact de leurs événements.  À mesure que des deux éléments s’alignent, vous obtenez une combinaison puissante pour la tenue d’un événement vert.  Ce que nous disons aux planificateurs, c’est « Posez les questions.  Commencez le périple.  Il ne s’agit pas de passer du brun au vert en un seul jour ou en un seul événement, mais de commencer le processus ».
MCKINLEY : Je pense que le niveau de sophistication du « Comment » est en train d’augmenter.  Pour ces planificateurs qui le font déjà depuis un certain temps, ils deviennent plus sophistiqués dans leur approche, et plus critiques au niveau de la pensée.  Lorsqu’ils sont à la recherche de fournisseurs verts, ils viennent à eux avec des demandes de propositions (DDP) préparées selon les pratiques spécifiques qu’ils recherchent.  Ils ont un rôle à jouer en termes d’atteinte d’objectifs de société ou d’association plus larges en matière de viabilité.  En 2003, nous avons demandé combien de planificateurs pensaient à l’environnement lorsqu’ils préparaient leurs réunions.  Nous obtenions environ 15 à 20 p. 100 de l’auditoire alors qu’aujourd’hui nous obtenons des réponses de sondages aussi élevées que 40 à 45 p. 100.

Quel type d’éducation les planificateurs recherchent-ils ?
WOOD : J’ai joint le Green Meetings Industry Council (GMIC) il y a deux ans et j’ai reçu une mine de renseignements de leur part.  J’ai participé à des ateliers, suis allée à la conférence du GMIC l’an dernier et c’était plein de renseignements pratiques vraiment intéressants.  La PCMA consacre un chapitre entier dans son manuel sur la conversion d’une réunion au vert, alors, je m’y suis référée quelques fois.  Celle-ci doit être intégrée à notre processus de désignation professionnelle et à nos programmes de tourisme. 
COATES : C’est notre rôle de les éduquer à propos de ce que nous avons fait dans le passé et aussi de travailler ensemble à réaliser quelque chose qui pourrait être très différent.
PURDY : Dans notre lieu de réunion, ils obtiennent un édifice vert, un lieu de réunion vert et des pratiques vertes.  Nous décrivons quelles sont nos pratiques régulières au jour le jour, et ils se servent de cela comme inspiration et commencent à bâtir là-dessus.  Nous éduquons les planificateurs de réunions à partir du cycle de vente jusqu’aux réunions de production et à la prestation des services durant les réunions. 
COATES : Il se passe beaucoup d’activités en coulisse, j’encouragerais les planificateurs de réunions à aller en coulisse ; aller faire un tour en arrière de la maison et voir s’ils ont réellement un poste de recyclage dans l’hôtel. 
WATANABE : Nous avons des chefs de file du côté de l’industrie à cette table ; alors, le fait que vous soyez tous deux à éduquer les planificateurs à votre manière est fantastique, ce n’est pas encore la norme.  L’éducation se fait parfois à partir des planificateurs vers les fournisseurs, et notre message au cours de nos nombreuses présentations a été : posez ces questions, renseignez-vous à propos de nos politiques, demandez de la transparence.  Certains sceptiques disent : « Eh bien, on peut recycler en façade, mais qu’est-ce qui arrive à l’arrière de la maison ? Est-ce que tout s’empile dans un tas ? »  Alors, la transparence est un élément clé. 
MCKINLEY : Au Canada, le niveau de pratique de base peut être plus élevé que ce que nous trouvons à d’autres endroits.  Nous avons un problème pour faire en sorte que les planificateurs soient au courant de ce qui est offert comme élément de base dans certaines installations où nous nous réunissons déjà.  Vous savez, on peut bien se gargariser de termes comme « vert », « organique », « local », « compensation en fixation de carbone », je présume souvent que les gens comprennent en principe ce qu’ils signifient.  Et je ne pense pas que ce soit nécessairement le cas.  Je pense presque que nous avons besoin d’une base commune de définitions à propos de ce que signifient certains de ces termes pour certains professionnels de notre industrie, parce qu’ils en sont aux tout premiers stades et nous essayons de les rencontrer où ils sont.

Quels ont été certains des objectifs initiaux auxquels les planificateurs de réunions peuvent s’attaquer ?
WATANABE : Je pense que notre approche en est une d’interrogation et d’encouragement.  Quels sont les domaines importants ? Quel est l’impact ? Et ensuite, que pouvez-vous faire pour à la fois planifier et acheter de la responsabilité pour atténuer cet impact ?
PURDY : Je pense qu’une des premières et des plus faciles choses à faire pour tout planificateur de réunions est d’effectuer une vérification verte de leur événement.  Et choisir ensuite plusieurs initiatives visant à intégrer des objectifs verts.  Ils ne choisiront pas nécessairement l’initiative la plus importante, mais ce pourrait devenir le catalyseur pour la mise en œuvre de pratiques environnementales dans d’autres secteurs de leur réunion.  Je pense qu’il est plus facile pour les planificateurs de réunions de demander à leurs fournisseurs ce qu’ils vont faire de plus responsable au point de vue environnemental, et d’obtenir leur engagement par écrit. 
MCKINLEY : Nous voyons cela comme un processus à cinq étapes.  Le premier processus consiste à parler vraiment de cette question de l’engagement, qu’est-ce qui nous motive réellement à la conversion au vert ? Comment pouvons-nous obtenir de la direction le soutien dont nous avons besoin pour aller de l’avant avec une initiative verte ? La prochaine étape consiste à identifier quelles sont les pratiques spécifiques que vous allez adopter dans tous les domaines de la gestion des réunions dans lesquels vous êtes impliqué.  Ensuite, comme troisième étape, s’assurer que tous ces vendeurs connaissent vos attentes et inclure celles-ci dans votre DDP afin qu’ils sachent à quoi s’attendre.  La quatrième étape est la négociation de ces pratiques avec eux.  Vous assurer qu’elles sont bel et bien dans les contrats ; vous assurer auprès d’eux que vous êtes explicite à propos de vos attentes et qu’ils sont préparés à faire le suivi du genre d’information dont vous avez besoin, ce qui est, en fait, la cinquième étape.  Il est important pour les planificateurs, au moment du départ, de faire le suivi du succès et des coûts et des défis.  Certaines choses représenteront des économies de coûts, d’autres pas.  Nous devons être compétents dans notre façon d’évaluer les mesures écologiques que nous mettons en œuvre, et c’est là que l’instrument de mesure entre en jeu.  Donc, pour moi, c’est vraiment une question de processus plutôt qu’une question de pratique.
WATANABE : La viabilité, pour être un succès, doit être holistique et intégrée, et, à vrai dire, innovatrice.  Il ne s’agit plus de soit/ou bien ; il s’agit de et/et – c’est rentable et socialement responsable.  Communiquer la viabilité, communiquer la conversion au vert est fondamental.  Alors, quand vous cherchez à convertir un événement au vert, vous entreprenez ces premières étapes ; communiquer la chose à vos intervenants, vos fournisseurs, vos exposants, vos participants.  Et l’approche que nous prenons est : « Nous reconnaissons notre impact.  Nous le voyons comme une responsabilité et une passionnante possibilité à exploiter et nous avons entrepris ces étapes afin d’atténuer l’impact environnemental ou pour adhérer à la viabilité, et la voici ».

Jusqu’à quel point est-il difficile de passer à la conversion au vert si vous ne ralliez pas les cadres de direction à la cause ?
WOOD : Je crois que si vous présentez la conversion au vert comme une affaire d’économie, ça ne passera pas et vous ne serez pas capable de le prouver.  Pour moi, le jury est toujours très penché sur le coût.  Nous avons voulu encourager l’utilisation du portable durant notre assemblée plénière, parce que nous tentions d’utiliser moins de documents en copies papier à notre conférence, ce qui est une merveilleuse idée en théorie, mais qui nous a coûté 10 000 $ pour amener l’alimentation à cette séance.  Ce fut une énorme dépense pour nous.  Mais je pense que lorsque cela affecte le résultat net, si cela affecte vos processus, si nous passons plus de temps sur des choses que nous ne faisions pas auparavant – c’est à ce moment que vous avez besoin du soutien de la haute direction pour aller de l’avant avec cette idée.  Pour moi, du fait que j’ai examiné nos énoncés de mission et quelle était notre position politique, je savais que je pourrais militer fortement en faveur des raisons pour se convertir au vert.  Il y a eu une étude récente, publiée dans le Journal for Environmental Research, disant que la pollution tue autant que 25 000 Canadiens et Canadiennes par an.  Étant donné que mon organisation a un intérêt direct dans la santé des Canadiens et des Canadiennes, je pourrais facilement rattacher ces deux choses.  Et je ne serais pas surprise que ce soit un des catalyseurs de notre position par rapport à la conversion au vert, pour une organisation qui se doit de joindre le geste à la parole.
MCKINLEY : Nous avons eu également des situations où il n’y a aucun soutien de la part de la direction et cela prend une personne comme Sandra en coulisse pour commencer à activer les choses.  À mesure que ces choses sont accomplies année après année, elles sont suivies et mesurées, elles donnent des résultats, et ensuite, la direction commence à les remarquer.  Et lorsqu’elle commence à s’apercevoir qu’elle peur recevoir des claques dans le dos à cause de cela, qu’il s’agisse de RP positives par le biais de programmation d’événements de récompenses pour conversion au vert ou de la rétroaction qu’elle obtient de la part de ses commanditaires, elle se rend compte qu’elle a besoin de prendre une position organisationnelle officielle.
 
Est-ce qu’il doit y avoir certaines économies que les hôtels doivent réaliser en adoptant des pratiques vertes ? Ou si cela provient seulement du fait d’avoir actuellement décidé d’emprunter cette voie ?
COATES : Rationaliser votre rendement opérationnel concerne entièrement la conversion au vert.  Et quand il est question de  rendement opérationnel, par exemple, le Fairmont Royal York, construit en 1929, est très éconergétique.  Nous avons modernisé notre éclairage, notre système d’eau, notre système de gestion des déchets et nos purgeurs de vapeur.  Il y a beaucoup d’activité en coulisse.  Lorsque vous parlez de rallier la direction, les efforts de conversion au vert doivent être quantifiables, alors seulement pourrons-nous parler aux cadres de direction et pourront-ils comprendre. 
WOOD : Je veux dire qu’en tant que planificatrice, à ce point de la conversion au vert de notre industrie, je ne veux pas m’acharner sur un établissement et dire : « Vous n’êtes pas assez écolo pour moi.  Je ne viendrai pas ici ».  Je veux encourager les établissements à s’embarquer.  J’ai connu une magnifique expérience d’apprentissage à travailler pour le Westin Bayshore en août dernier.  Nous y avons tenu notre réunion annuelle.  Ils n’avaient pas vraiment beaucoup de pratiques vertes en place.  J’ai développé une relation avec la directrice des congrès et services, et elle a mis sur pied un comité de conversion au vert dans l’hôtel et ils ont ensuite été très empressés de faire tout ce qu’ils pouvaient pour nous.  Ai-je fait écrire dans le contrat : « Tu Devras Être Vert » ? Non, je ne l’ai pas fait, parce que c’est beaucoup trop tôt pour un grand nombre d’établissements – les coûts sont énormes.  Mais peut-être que dans quelques années d’ici, une fois que la structure sera réellement en place, nous commencerons alors à être vraiment exigeants.  Si l’établissement n’est pas assez vert pour moi, alors, je pense j’aurai amplement le droit en tant que planificateur de dire : « Eh bien, c’est dommage, je vais aller vers un autre établissement qui est beaucoup plus vert ».

Quels sont les obstacles rencontrés quand on essaie de planifier une réunion verte ?
MCKINLEY : Le plus gros défi, c’est d’obtenir les renseignements de l’organisation à propos de ses motivations pour sa conversion au vert, de façon à ce que nous développions une stratégie axée sur leurs objectifs.  Une fois que nous entamons la planification réelle, c’est toujours un processus intéressant et nouveau avec chaque fournisseur avec lequel nous travaillons.  Ce qui facilite vraiment notre travail, c’est d’être en rapport avec une personne d’une organisation ou dans un établissement qui adhère à cette cause personnellement.  Que ce soit en essayant d’obtenir des bacs de recyclage pour les chambres d’hôtes ou pour s’assurer que le personnel domestique va effectivement faciliter le programme de réutilisation des serviettes et des draps pour nous.  Avoir une personne-ressource à notre disposition facilite notre travail.  L’autre défi, c’est l’idée que la conversion au vert va influer négativement sur le service à la clientèle ou la qualité du produit.  Fairmont est un bon exemple de la façon dont un produit vert est transformé en produit de haute qualité.  La qualité est bien supérieure quand on a de l’argenterie et de la porcelaine et un service de lingerie. 
WATANABE : L’apanage de la conversion au vert, c’est que ça coûte plus cher.  Et un autre aspect, c’est que, ou bien le produit fait mal le travail, ou il est laid ou il n’est pas de luxe.  Et en effet, ceci a commencé à changer.  BMW mettra une voiture hybride sur le marché l’an prochain.  Je connais quelques passionnés de l’auto qui embrassent la viabilité, mais qui embrassent encore davantage leur intérieur en cuir et leur véhicule à haute performance.  Nous consultons pour un cabinet d’avocats à propos d’un événement d’appréciation haut de gamme destiné à une clientèle féminine, pour 200 cadres d’entreprise à travers le pays.  Quelqu’un du cabinet a dit : « Dites donc, si on tenait un événement écolo cette année ? »  Et le comité a répondu : « Eh bien, nous devons gâter ces dames.  Nous ne pouvons pas le faire à la fois écolo et les gâter ».  Ce qui les a amené à échanger avec nous et, bien que nous ne soyons pas en train de préparer cet événement, nous les conseillons spécifiquement à propos de l’obtention éventuelle de cet équilibre.  Ce sentiment de mieux-être, d’affaires et de viabilité.  Cela démontre que vous pouvez obtenir toutes les choses que vous appréciez tout en demeurant responsable au point de vue environnemental. 
MCKINLEY : J’ai une belle histoire qui, je pense, illustre ce propos.  Je connais un hôtel de luxe qui n’aime pas tourner ses réalisations vertes en ridicule, parce qu’ils ont cette impression que ce n’est pas ce que veulent leur clients, que leur donner l’option de réutiliser leurs serviettes deux jours d’affilée n’est pas une bonne idée.  Lorsque les hôtes pénètrent dans leur chambre, ils sont accueillis par cette boîte placée dans un endroit bien en évidence.  Ceci piqua vraiment ma curiosité car il y avait une petite note dessus qui disait : « Ouvrez-moi ».  Lorsque vous ouvrez, il y a une grenouille décorative à l’intérieur et une invitation à placer la grenouille en dehors de la boîte en guise de signal au personnel domestique, à l’effet que vous désirez que votre chambre soit gérée comme une chambre verte.  Tout ceci était préparé de façon réellement amusante, de sorte que quelqu’un qui ouvrait la boîte pouvait se dire : « Pourquoi pas ?  Pourquoi ne pas jouer le jeu ? Quelle bonne idée ! »  Et je pense que la présentation et la façon de communiquer l’idée à l’hôte a beaucoup d’importance.  Et je pense que la qualité est vraiment en grande partie une question de perception.  C’est une problématique avec laquelle nous devons travailler.

Alors, est-ce que la tenue d’une réunion verte coûte plus cher ou moins cher ? Ou est-ce plus cher maintenant et ça deviendra moins cher à la longue ? Ou est-ce une question honnête à poser ?
WATANABE : Ça dépend vraiment.  Les aliments organiques coûtent plus cher.  Nous avons une solution que nous avons utilisée à une ou deux reprises avec succès, il s’agit de la création d’une occasion de partenariat autour de la conversion au vert pour un événement.  En juin, nous avons apporté notre aide au festival de musique North by Northeast pour amateurs de musique indépendante – possiblement les fans de musique rock de 18 à 34 ans – cette communauté-là.  Nous avons obtenu un commanditaire très improbable, soit Loblaws avec son Produit écologique vert Choix du Président.  De sorte que le profil démographique de cet événement n’était pas ce que l’on aurait pensé du client type de Loblaws et pourtant, la relation s’est établie autour de la viabilité.  Ce fut ainsi une façon de compenser pour les coûts de la restauration lesquels, nous a-t-on dit, étaient de 30 p. 100 plus élevés que l’année précédente.

Quels ont été d’autres éléments de luxe que vous avez dû aborder ?
WATANABE : Le papier. Stock certifié FSC, cela comporte toujours une surcharge.  Ces cartes postales ou cartes d’affaires sont imprimées à sec.  C’est raisonnablement concurrentiel, mais selon vos quantités, cela peut comporter une surcharge. 
MCKINLEY : Je pense également que nous devons nous pencher sur la question des coûts en fonction du résultat net.  Il y a certaines pratiques vertes qui représentent une surcharge, mais il y a également des économies à faire.  Vous pouvez considérer le coût supplémentaire pour obtenir du papier certifié FSC et l’imprimer avec des encres plus écologiques, mais si vous imprimez de petites quantités et utilisez moins de papier, cela peut souvent compenser.  Alors, on est en face d’une certaine équivalence des coûts.  En somme, il s’agit en définitive d’essayer d’atteindre un équilibre global.

Quelles sont, selon vous, les cinq premières choses que vous devriez faire pour tenter de mettre sur pied une réunion verte ?
PURDY : Faire votre vérification et ensuite vous assurer et essayer de voir s’il est possible d’aligner certaines initiatives vertes avec vos objectifs réels.  Je pense que ceci vous donne une vision globale.  Vous ne serez pas nécessairement capable de tout mettre en œuvre durant votre première réunion, mais cela vous donne une idée de l’endroit où vous vous situez présentement et de l’endroit où vous voulez être.  Ensuite, vous êtes en mesure de développer votre plan stratégique et d’aller de l’avant.
WOOD : Une vérification nous a permis de jeter un regard exhaustif, froid et réaliste sur ce qu’il serait bien d’avoir, et sur ce que vous devez avoir.  Cela mène à l’idée de réduction.  Avons-nous besoin de produire toutes ces copies papier de ces documents ? Peut-être avons-nous besoin d’en produire seulement quelques-unes. 
MCKINLEY : Si j’avais à recommander une seule chose, c’est que les planificateurs et les fournisseurs modernisent leur processus de DDP et de contrat.  De façon à ce qu’ils soient explicites au sujet des attentes réelles et de ce qu’ils sont capables d’offrir.  Qu’il s’agisse de la communication du fournisseur au planificateur pour le renseigner à propos de tous les services environnementaux disponibles, ou du planificateur qui renseigne et élève la barre de pratique pour les fournisseurs et qui s’assure que ce processus est officialisé. 
COATES : On devrait s’assurer que l’entreprise qui nous fournit les services fait affaire avec des fournisseurs de bonne réputation. 
WATANABE : Examinez vos approvisionnements.  Une fois que vous avez identifié ce dont vous avez absolument besoin, prenez ces décisions d’approvisionnement de manière responsable et repensez-les.  Communiquez, et parlez-en à vos intervenants.  Et alors, même pour M&IT, et la conversion au vert d’IncentiveWorks 2008, je dirais, parlez à vos exposants, donnez-leur un délai d’exécution pour s’engager et s’embarquer dans l’aventure.  Votre impact global sera beaucoup plus grand, je crois, que si vous planifiiez cela tout seul et alliez voir ensuite ce qu’ils ont à proposer.
WOOD : Je pense que toute cette initiative verte est une des meilleures choses qui soit arrivée à notre industrie depuis longtemps.  Nous avons déjà reçu d’assez bonnes raclées.  Celle du 11 septembre a été colossale et a placé un gros nuage au-dessus de l’industrie.  Et voir tout ceci grandir est tout simplement rafraîchissant.  J’encouragerais tous les planificateurs à s’y embarquer à fond.

Est-ce là pour rester dans notre industrie ?
PURDY : Je ne pense pas que ce sera une passade ou une tendance.  Nous devons assumer la responsabilité de nos agglomérations et de notre environnement.  Je pense que cela va devenir un mode de vie.  La bonne intendance de l’environnement sera un enjeu auquel les gens adhéreront et qui les animera.
WOOD : Personnellement, oui, j’aime penser que c’est là pour rester.  Je le pense, en autant que nous surmonterons certains des obstacles majeurs – la question des coûts, les perceptions à l’effet que la conversion au vert n’est pas synonyme de qualité inférieure, et veiller à ce qu’elle soit intégrée à nos processus au lieu d’être une étape supplémentaire à prendre.
MCKINLEY : Je pense que l’intérêt que nous percevons pour cet enjeu en ce moment est un cycle que nous avons tendance à traverser.  Il y a dix ans de cela, c’était la couche d’ozone.  Ensuite, il y a cinq ans, c’était les toxines et de la santé humaine.  Et cette année, je pense que nous avons un point de pression avec le changement climatique et notre vulnérabilité à ce genre de chose.  Chaque fois que cela se produit, l’impératif d’intégrer l’environnement avec notre modèle d’affaires est de plus en plus fort et de plus en plus proche de son but.  Ce qui fait la différence cette fois-ci, c’est que la pratique devient la tendance générale de telle sorte qu’elle est intégrée aux fondements de notre processus d’affaires – notre chaîne d’approvisionnement, nos achats, les évaluations de rendement du capital investi que nous effectuons lorsque nous arrivons à la fin d’un processus de réunion.  Je pense que lorsque nous verrons entreprises, événements et organisations adopter ce type d’approche holistique – nous allons nous rendre compte que ça colle vraiment.  Je suis assez optimiste. 
COATES : Nous sommes tous en affaires et nous avons besoin d’un rendement de notre capital investi, et la conversion au vert va vous l’apporter, ce rendement.  C’est clair – nous sommes tous de bons intendants de notre environnement et nous devons préserver notre monde pour les générations futures.  Je suis vraiment contente que cela s’appelle la « conversion au vert », parce que ça évoque des images de croissance et de préservation, mais nous grandissons afin d’obtenir d’un excellent rendement sur notre capital investi. 
WATANABE : Cette idée de mesure et de données empiriques, je pense, est fondamentale à ce mouvement et doit s’équilibrer avec la motivation.  Nous devons engager les gens à l’égard de ce que ceci peut accomplir pour eux maintenant et pour les générations futures, ce que ça peut faire pour créer de l’innovation, favoriser dans ce pays la prospérité économique, la santé, le mieux-être, la conception – je pense que si nous avons la mesure sans la motivation, il nous manque un morceau du casse-tête. – Sandra.eagle@mtg.rogers.com

RESSOURCES POUR VOUS AIDER À DÉMARRER
The Convention Industry Council Green Meeting Report (Rapport sur les réunions vertes du Convention Industry Council, en anglais)
www.conventionindustry.org/projects/green_meetings_report.pdf
Guide des réunions écologiques d’Environnement Canada
www.greeninggovernment.gc.ca
Un site Web à l’intention des hôteliers, mais avec des renseignements intéressants à propos de ce qui se passe dans l’industrie www.greenlodgingnews.com

Green Meeting Industry Council
www.greenmeetings.info
Chapitre 30 du PCMA Professional Meeting Management Book on Comprehensive Strategies for Meetings, Conventions and Events, cinquième édition – n’est pas un site Web, mais comporte d’excellents renseignements sur la façon de préparer un plan vert.



Print this page




Have your say:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*